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Nécrologie : Union autour de la dépouille de Tévoédjrè

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
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Même allongé mort le professeur Tévoédjrè continue de prôner le dialogue et la ‘’paix par un autre chemin’’. C’est ce qu’on peut déduire de la messe de son inhumation, samedi 23 novembre à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée conception de Porto-Novo. S’étaient en effet réunies autour de sa dépouille, des personnalités foncièrement opposées sur la scène politique.

D’un côté, le président Talon, certains de ses ministres et le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. De l’autre, les pourfendeurs des premiers. Entre autres Candide Azannaï, l’ancien ministre de la défense qui a démissionné et désormais actif dans l’opposition, de même que l’ancien président Nicéphore Soglo, chef de file de la Résistance à la gouvernance Talon. Sans oublier l’universitaire, constitutionnaliste Joël Aïvo, très critique à l’égard du gouvernement et les autres :  Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle.

« On est venu dans une ambiance d’unité rendre hommage à un homme qui a beaucoup apporté à notre pays, qui a marqué son temps, qui a laissé des traces dans notre histoire depuis 1960 et particulièrement depuis 1990. O, retient ce discours retentissant de la Conférence nationale, on retient son parcours au service du pays, au service des Nations-Unies et au service de la paix », a témoigné Joël Aïvo. S’appuyant sur les différents partis politiques crées par le défunt, ‘’Front de libération’’, en 1958 et ‘’Notre cause commune’’ après la Conférence, Robert Dossou déduit que « sa philosophie a toujours été de rassembler. Et aujourd’hui il nous a rassemblés. J’ai regardé la cathédrale et j’ai été heureux pour lui ».

A célébré la messe, l’évêque de Porto-Novo, Mgr Aristique Gonzallo, assisté de Pascal N’Koué de l’archidiocèse de Parakou et Antoine Sabi Bio du diocèse de Natitingou.

Le professeur Albert Tévoédjrè, ‘’Frère Melkior’’ et ‘’Renard de Djèrègbé’’ a été ensuite inhumé à ‘’Théophania, la maison africaine de la paix’’ qu’il a construite à Adjati, commune d’Adjarra, et qu’il a dédiée au dialogue interreligieux. Né le 10 novembre 1929, il est décédé le mercredi 6 novembre dernier. Que repose alors en paix l’homme de la célèbre phrase « Nous avons vaincu la fatalité », lors de la présentation du rapporteur général de la Conférence nationale de février 1990.

Par Sêmèvo B. AGBON

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