Écoliers et écolières ont achevé leurs vacances. Ils retournent dès ce lundi 16 septembre dans les classes. Et c’est parti pour neuf mois d’apprentissage. Soucieux d’une rentrée apaisée, le gouvernement a déployé des efforts : paiement des diverses primes liées à la rentrée, mise en place des subventions pour le fonctionnement des écoles, dispositions prises pour le paiement à temps des subventions liées à l’exonération de frais de scolarité pour les filles…
Ce nouveau périple qui s’ouvre requiert des parents, attention et suivi des enfants. Tout comme le gouvernement devra, outre les diligences déjà accomplies, maintenir un dialogue franc et sincère avec les enseignants. « Le plus important, ce n’est pas d’avoir une rentrée scolaire apaisée mais c’est l’année scolaire apaisée », a estimé en effet Anselme Amoussou, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes, lors d’une conférence de presse le vendredi 13 septembre à Cotonou. Sinon, on peut bien avoir une rentrée scolaire apaisée et par la suite l’année scolaire sera suffisamment perturbée. Le plus important réside dans le dialogue. « On peut avoir cent problèmes non résolus et avoir cent années scolaires apaisées. Tout dépend de la qualité du dialogue sociale qu’on met en place. Parfois, le travailleur, l’enseignant n’a pas besoin qu’on lui règle son problème. Il a besoin juste d’avoir le sentiment qu’on lui donne la considération, qu’on a l’écoute qu’il faut par rapport à ses problèmes. Ce qu’il faut donc souhaiter pour la rentrée prochaine, c’est que le gouvernement comprenne que nous devons ouvrir une nouvelle ère pour le dialogue social, comprenne que le syndicat n’est pas là forcément pour nuire et qu’on ne peut pas réagir en pensant qu’il faut l’empêcher d’agir », a exhorté Anselme Amoussou.
Par S. B. A
