La Csa-Bénin, la Cgtb, la Cosi-Bénin, l’Unstb, la Csub et la Cspib. Ces six centrales et confédérations syndicales sont contre le boycott de l’évaluation diagnostique du samedi 24 août prochain au profit des enseignants reversés en Agents contractuels de l’Etat en 2008. Ils ont affiché leur position au cours d’un point de presse donné jeudi 22 août à Cotonou.
Par Sêmèvo B. AGBON
Le gouvernement a donné sa parole et il ne serait donc pas raisonnable manquer l‘évaluation diagnostique. C’est ce que pensent ces six centrales et confédérations. Elles justifient leur appel par les engagements pris par le gouvernement à qui elles font confiance. L’exécutif, au cours de différentes rencontres, les a en effets rassurées, en six points que :
1- Au terme du processus de l’évaluation, aucun enseignant ne sera victime de la perte de son emploi ;
2- Le gouvernement ne résiliera aucun contrat ni avant l’évaluation, ni pendant l’évaluation, ni après l’évaluation à moins que l’enseignant choisisse de son propre chef de démissionner ;
3- Les centrales et confédérations syndicales seront impliquées dans le déroulement du processus pour garantir sa transparence et pour veiller à la mise en application des points d’accord ;
4- Les épreuves doivent répondre à un format en phase avec la matière enseignée et leurs niveaux doivent être du CM2 pour les enseignants de la maternelle et du primaire et de la 3ème ou de la terminale pour ceux du secondaire selon les cas ;
5- La moyenne retenue pour l’admission à cette évaluation, qui n’est pas un concours, est de 10/20 ;
6- A l’issue de l’évaluation :
a- les enseignants qui obtiendront une note supérieure ou égale à 10 seront déclarés admis et vont acquérir le statut de fonctionnaires de l’État ;
b- les enseignants qui seront en dessous du seuil mentionné supra, subiront une formation modulaire et ce, en continuant par exercer leurs activités professionnelles tout en conservant leurs salaires jusqu’à une seconde évaluation ;
c- au terme de la seconde évaluation, les admis signeront un contrat avec l’Etat tandis que le dernier groupe sera reconverti dans d’autres activités au sein de l’administration publique.
Lit-on dans le résumé du point de presse. Précisant que « leur démarche s’inscrit dans une logique empreinte de dialogue en vue d’une sécurisation des emplois pour un règlement de cette question hautement sensible car touchant à la carrière et la vie de plus de 18 000 travailleurs et par ricochet de celle de leurs familles. »
Elles ont alors invité les « enseignants contractuels de la promotion 2008 à ne pas céder aux intimidations et à se rendre, dans l’ordre et la discipline, le samedi 24 aout 2019, dans les centres de composition. » Car « Le clientélisme syndical ne saurait subsister face à l’enjeu de la préservation des intérêts des militants. »
