Le ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle Mahougnon Kakpo a été l’invité de l’émission ‘’Ma part de vérité’’ du dimanche 12 mai sur la télévision Golfe Tv. Au cours de sa sortie médiatique, l’autorité est revenue sur les réformes engagées par le gouvernement de la rupture depuis trois ans dans le domaine de l’éducation et les défis à relever pour rendre ce secteur plus performant.
Par Raymond FALADE (Stag.)
« Les chantiers de la relance de l’enseignement et la formation techniques et professionnels au Bénin ». C’est autour de ce thème que les échanges ont eu lieu au cours de cette émission. « Au Bénin, l’enseignement du second degré se conçoit avec l’enseignement second général, l’enseignement technique, la formation professionnelle et l’alphabétisation. C’est un vaste secteur. Lorsque vous êtes dans une équipe gouvernementale qui travaille avec méthode, tout devient facile et passionnant », a indiqué le ministre Mahougnon Kakpo au début de son intervention.
Depuis trois ans, le système éducatif a connu une évolution remarquable, a-t-il soutenu. Ce système selon le ministre, était désorganisé et embryonnaire. Il a été commandé des études diagnostiques pour se rendre compte de ce qui est effectivement de notre système éducatif. Ceci est fait dans une seule ambition : faire de l’éducation un pôle de vecteur, de transformation de notre économie. « Nous avions noté que notre système éducatif souffre de manque criard d’infrastructures avec l’érection des classes roulantes. Ce qui ne permet pas aux apprenants de bénéficier de la totalité du programme scolaire. Les équipements aussi sont devenus vétustes. Il y’a une insuffisance du personnel enseignant et d’encadrement », a rappelé le ministre. Tout ceci ne permet pas d’aller vers le développement souhaité. C’est pourquoi des réformes ont été engagées. Le samedi 11 mai dernier, un test d’aptitude pour la constitution d’une base de données des aspirants au métier de l’enseignant a été organisé. « Nous avions noté un engouement autour de ce test. Tout s’est déroulé de façon impeccable », a constaté et salué l’autorité ministérielle. Quand il va falloir recruter des enseignants, cette base de données comptera sûrement pour beaucoup.
Au niveau de l’alphabétisation, plusieurs réformes ont été opérées également. Le savoir pour le métier est donné directement dans la langue de l’apprenant. Ce qui lui permet d’être en adéquation avec les termes de son milieu professionnel.
Les artisans pris en compte
Le gouvernement a mis fin au système de libération des apprentis qui en réalité est basé sur une escroquerie qui ne dit pas son nom. Pour ce fait, il a créé le Certificat de qualification au métier. C’est un diplôme signé par l’État. Les patrons qui n’ont pas eu la chance de passer ce diplôme mais qui ont les qualifications requises seront recensées et suivies pendant deux semaines au bout desquelles ils pourront bénéficier de ces diplômes signés. Ceci pour annihiler le complexe qui s’est créé entre eux et leurs apprentis.
Par rapport aux examens de fin d’année, au mois d’avril « nous avions déjà atteint 80 à 90% du taux d’exécution des programmes. Nous avions organisé les examens blancs », a déclaré l’autorité. Le Cap sera lancé le lundi 13 mai à Parakou. Le Bepc le 27 mai prochain avec une augmentation du nombre de candidat, viendra en juin l’organisation du Bac. « Depuis le début de la rentrée scolaire, tout a été mis en œuvre afin que nous ayons de bons résultats à la fin de ces examens. » rassure le ministre.
Dans le cadre des préparatifs des examens, le ministre a confié avoir rencontré le 9 mai les acteurs concernés afin d’aplanir les quelques divergences. « Tout est fin prêt » précise-t-il. « Je vais demander aux parents de bien prendre soin de leurs enfants candidats car nous sommes dans une période de pluie avec des risques de paludisme, de les aider dans la révision et d’être à leur écoute permanente » a-t-il conseillé.
Le gouvernement travaille à éradiquer le chômage afin d’aller vers une économie prospère, partir de l’enseignement et la formation technique et professionnel pour aller vers le développement, a réaffirmé Mahougnon Kakpo.il a alors rassurer les jeunes au chômage de l’engagement du gouvernement à éradiquer le phénomène sous toutes ses formes à travers les différentes réformes en cours dans le secteur de l’éducation depuis trois ans.
