Les membres du bureau politique de l’Union progressiste ont animé ce jeudi 14 mars 2019 au siège du parti, une conférence de presse. Au cours de cette sortie médiatique, les dirigeants de l’Up ont donné la position du parti face à la situation politique pré-électorale délétère qui prévaut.
Par Laurent KOKOU
C’est avec beaucoup d’assurance, de sérénité et de détermination que les principaux conférenciers et porte-voix de l’Up, Aké Natondé, Lazare Sèhouéto, Orden Alladatin et Christelle Houndonougbo ont animé cette sortie médiatique. Selon les membres du présidium de la conférence de presse, les remous et agitations de certains acteurs politiques au sujet des législatives d’avril prochain ne sauraient émouvoir outre mesure l’Union Progressiste car le parti a passé avec brio et au prix d’énormes sacrifices, toutes les étapes exigées par les lois électorales actuelles. Rien d’étonnant donc que leur liste de candidature soit validée par la Céna. Les conférenciers ont par ailleurs déploré le fait qu’une certaine classe politique, se soit mise à tirer à boulets rouges sur des réformes électorales profondes votées par la majorité des députés, au lieu de reconnaître simplement qu’ils n’ont pas pu s’élever à la hauteur des exigences de l’évolution de la société. « Les remous et les réactions diverses enregistrés depuis quelques semaines sont considérés au niveau de l’Union Progressiste, comme l’expression d’un combat entre l’immobilisme conservateur, nuisible pour notre pays et sa jeunesse et la farouche volonté d’une très large portion de notre société à progresser, à avancer. » a affirmé Aké Natondé dans sa déclaration liminaire. Selon les conférenciers, l’opposition aux abois veut continuer à profiter impunément et indûment de la richesse nationale pendant que le peuple est astreint à des sacrifices. Pour l’Up, c’est inadmissible de cautionner cet état de choses. C’est pour cela que le parti baobab, tout en adhérant à la main tendue du chef de l’état pour des législatives inclusives, n’entend nullement donner son aval à un quelconque complot visant à remettre en cause les réformes exigeantes en cours, juste pour satisfaire les caprices d’une classe politique réfractaire au changement qualitatif. À la question de savoir si l’Up serait fière d’aller aux élections sans aucun parti politique de l’opposition, le ministre Lazare Sèhouéto, partant du fait que le chef de l’état a déjà posé les jalons pour des élections participatives, a souligné que nul ne peut forcer l’opposition à y participer. Selon lui, si l’opposition refuse de se conformer aux nouvelles dispositions consensuelles et s’exclut donc elle-même, « La compétition aura lieu, peu importe le nombre de compétiteurs. Nous sommes prêts et bien préparés. » a-t-il martelé. Il a également levé un coin de voile sur les raisons pour lesquelles l’Up n’a pas envoyé de propositions concrètes à l’assemblée nationale tel que demandé par le président de l’institution parlementaire. « À l’Up, nous n’avons aucun problème. Comment voulez-vous qu’on propose de solutions si on n’a aucun problème ? Ce sont ceux qui ont de problème qui sauront quelles solutions proposer » a souligné le ministre Lazare Sèhouéto. Les conférenciers ont enfin lancé un appel à tous les acteurs politiques, principalement les députés à œuvrer inlassablement pour permettre à tous les partis qui le désirent et ce, dans le respect des lois, de participer au scrutin.
