Le parti politique Moele-Bénin ne comprend pas toute la polémique autour de l’article 242 du Code électoral. Sous le leadership de son président, Jacques Ayadji, une conférence de presse a été animée le mardi 19 février au Chant d’oiseau de Cotonou pour dire aux Béninois « ce qu’on doit comprendre » par cet article.
Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
« Dire que l’article 242 du Code électoral n’est pas compréhensible relève de la manipulation de l’opinion à des fins inavouées ». Jacques Ayadji a été clair : la polémique autour de l’article 242 du Code électoral est le fruit d’une mauvaise foi de quelques personnalités. Que doit-on alors comprendre ? Comment gagner désormais un siège ? « Le nouveau Code n’a pas remis en cause ce qui se faisait. Il a juste mis des restrictions, notamment la condition des 10%. Tous les partis doivent rechercher une couverture nationale et essayer d’avoir 10 % des suffrages au niveau national. A défaut, quelle que soit votre performance dans une circonscription donnée, même si vous avez 100% des suffrages et que vous devriez rafler tous les sièges de cette circonscription, vous n’aurez pas droit à l’attribution de sièges. Mais on ne légifère pas pour créer le K.O, c’est pourquoi, sachant qu’il est possible qu’à une élection aucune liste n’ait 10 %, le législateur a prévu dans ces cas qu’il faut racheter du premier au quatrième », a répondu Jacques Ayadji. Et c’est tout ! a-t-il insisté. « On peut être d’accord ou non, mais c’est ce que nos députés ont légiféré », a-t-il conclu.
Dans une démarche comparative, le jadis bouillant syndicaliste a indiqué que dans le système éducatif, 00 dans une matière est éliminatoire même si vous aviez 17 de moyenne sur 20. De même, a-t-il ajouté, à l’Epac (nouvelle appellation) dont il est un produit, pour réussir il faut remplir trois conditions : primo, avoir 12 sur 20 comme moyenne, secundo avoir 12 sur 20 dans les matières de spécialité et tertio, avoir aussi 12 de moyenne sur 20 dans les matières fondamentales. Ces exemples pour dire que c’est la règle édictée. On peut ne pas en être d’accord mais c’est la règle. Sur ce, le président du Moele-Bénin préfère que les ‘’polémistes’’ disent ne pas être d’accord avec la disposition de l’article 242 plutôt que de dire qu’il est incompréhensible. Conformément à sa devise « vérité, travail, patrie », le Moele-Bénin ne souhaite pas que cette polémique continue. Car « C’est à cause de la manipulation que nous faisons du sur-place depuis. Le peuple béninois ne mérite pas cette manipulation », croit Jacques Ayadji.
Par ailleurs, le président du Moele-Bénin a aussi abordé la polémique consistant à dire que les députés imposent au peuple d’envoyer au moins 4 partis au parlement. Il estime que cette critique vient de ce que les auteurs confondent l’éligibilité d’un parti politique à l’attribution des sièges et l’attribution de siège à ce parti. « Un parti peut bien être éligible à l’attribution de sièges sans en remporter aucun comme on peut être admissible à un examen et échouer à cet examen », a-t-il clarifié. Et de conclure que bien que la loi ait prévu le rachat de 4 partis, il est bien possible que les sièges soient totalement raflés par moins de 4 partis.
Intégralité de l’article querellé
« L’attribution des sièges aux différentes listes en présence s’effectue selon le système du quotient électoral. Le nombre de suffrages valablement exprimés est divisé par le nombre de sièges à pourvoir pour obtenir le quotient électoral de la circonscription électorale. Le nombre de voix obtenues par chaque liste est divisé par ce quotient électoral et le résultat donne le nombre de sièges à attribuer à la liste. Les sièges restants sont attribués selon la règle de la plus forte moyenne. Seules les listes, ayant recueilli au moins 10% des suffrages valablement exprimés au plan national, se voient attribuer des sièges sans que le nombre de listes éligibles ne soit inférieur à quatre (04). Toutefois, si le nombre de listes en compétition est inférieur à quatre (04), toutes les listes sont éligibles à l’attribution de sièges ».
