Le gouvernement a décidé, mercredi 24 mars, de transmettre à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, le projet de loi-cadre sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Etfp).
Par Sènankpon DOSSOU
Au Bénin, 97% des élèves titulaires du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), poursuivent leur cursus dans l’enseignement général contre 3% seulement dans l’enseignement technique et la formation professionnelle, révèlent des statistiques récentes. Ce projet de loi-cadre vise donc à inverser la tendance. Il couvre non seulement l’éducation de base, la post-éducation de base et l’enseignement supérieur, mais aussi les formations techniques et professionnelles sous la tutelle d’autres départements ministériels, en dehors de ceux en charge de l’éducation.
Entre autres innovations introduites par le texte, figurent la mise en place d’une approche éducative inclusive et holistique, le copilotage de l’enseignement et la formation technique et professionnelle par l’Etat et le secteur privé, l’instauration d’un mode novateur de gouvernance pédagogique et administrative, l’arrimage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels avec les normes de la professionnalisation.
En effet, les récentes statistiques montrent un déséquilibre qui a pour conséquence de générer un grand nombre de titulaires de diplômes académiques au détriment de ceux justifiant de compétences techniques et professionnelles. Toute chose qui alimente le chômage et le sous-emploi des jeunes. C’est pour remédier à cette anomalie que le gouvernement a élaboré la stratégie nationale pour promouvoir et développer l’Etfp. L’objectif est de réduire considérablement la pléthore des effectifs de l’enseignement secondaire général au profit d’une orientation pertinente des apprenants vers l’enseignement et la formation techniques et professionnels. Ce qui permettra à terme de disposer d’une masse critique importante de compétences en adéquation avec les besoins de l’économie et le marché du travail.
