En vue d’aguerrir les élus locaux de la commune de Cotonou à lutter contre les violences basées sur le genre et toutes les formes de stigmatisations, une séance de sensibilisation a été organisée en leur intention le mercredi 20 mars. Les travaux ont été ouverts par le maire de Cotonou par intérim, Isidore Gnonlonfoun à l’hôtel de ville.
Par S. B. AGBON
Les violences dirigées contre les femmes telles que le viol, la traite des femmes, les violences conjugales, le harcèlement dans les lieux du travail, les violences sexuelles etc… sont devenues des actes quotidiens qui brisent toutes les valeurs socioculturelles et les bonnes mœurs qui donnent aux femmes une place privilégiée dans la société africaine. Tel est le constat amer partagé par le maire Isidore Gnonlonfoun dans son mot d’ouverture de la séance. Cette situation en elle-même, a-t-il poursuivi, constitue trois problèmes : un véritable problème de société, un problème de santé publique et une violation des droits humains fondamentaux qui, directement, influe négativement sur le développement des nations, notamment du Bénin. La séance de sensibilisation, a-t-il salué, permettra donc d’examiner les actions de prévention et de protection que les collectivités peuvent mettre en œuvre pour lutter efficacement contre ces pratiques.
Les échanges ont été très fructueux au cours de la séance qui a été riche en communications présentées par spécialistes desdites questions en vue de mieux éclairer et outiller les élus participants. Conscients de l’enjeu, les élus locaux et municipaux se sont engagés à initier des actions fortes et une campagne pour l’élimination des violences sur les femmes dans la ville de Cotonou. L’égalité de genre étant indispensable à l’avènement d’une société intégrée au Bénin.
Signalons que cette séance a bénéficié de l’appui financier du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et le soutien technique de l’Ong ‘’Sos santé au travail’’.
