Le Bénin déclare la guerre à certains produits cosmétiques dépigmentants, et ce, pour des raisons de santé publique. Dans ce sens, 12 produits sont frappés d’interdiction de commercialisation sur toute l’étendue du territoire national. Il s’agit d’épiderm crème, dermaclair, movate, caro light, clobetaderm, white cream, coco pulp, fair & white, dermovate, skin light, rapid clair, Abidjanaise et de glutanex injectable.
Ces produits cosmétiques dépigmentants, selon l’Agence béninoise du médicament et des autres produits de santé, « contiennent des substances dangereuses prohibées qui fragilisent la barrière cutanée et exposent l’utilisateur à de multiples infections, à des troubles pigmentaires ou à des lésions cutanées graves pouvant conduire au cancer de la peau ». Sur le sujet, l’ABMed est stricte. Elle invite la population à signaler « toute commercialisation de ces produits ou de leurs dérivés ».
Impressions de quelques femmes à propos de cette décision
Anicette Fassinou, auxiliaire en pharmacie : « Cette interdiction a pour but de protéger les populations vulnérables »
Je pense que l’interdiction de certains produits cosmétiques par l’ABMed est une bonne chose puisque ces produits cosmétiques contiennent, pour la plupart, de l’hydroquinone, qui est une substance pouvant éclaircir la peau, mais qui est aussi potentiellement irritante et peut causer des maladies telles que des lésions de la peau et des problèmes cutanés en cas d’utilisation répétitive.
Cette interdiction a pour but de protéger les populations vulnérables (jeunes, femmes enceintes et personnes à peau sensible), de renforcer le contrôle qualité et de réduire l’exposition à des substances dangereuses. Elle peut prévenir les allergies, les irritations, le cancer de la peau et les brûlures chimiques.
Pour finir, il faut que l’ABMed accompagne la population en la sensibilisant, en l’informant correctement sur la manière d’identifier un produit autorisé et en faisant le contrôle de la vente et de l’importation.

Ornella Degninou, étudiante : « On ne devrait pas se sentir obligé de changer sa peau pour être beau ou belle »
Je pense que c’est une bonne idée parce que beaucoup de produits éclaircissants contiennent des substances dangereuses pour la peau et pour la santé. Certaines personnes ont des brûlures, des boutons, des taches ou même des problèmes plus graves à cause de ces produits.
Cette interdiction peut aussi aider à sensibiliser les gens sur l’acceptation de leur couleur de peau naturelle. On ne devrait pas se sentir obligé de changer sa peau pour être beau ou belle.
En plus, cela permet de mieux contrôler les produits vendus sur le marché et de protéger surtout les jeunes qui utilisent ces produits sans connaître les risques.

Élielle Aplogan, étudiante : « On n’a pas besoin de se dépigmenter pour avoir de l’éclat »
C’est une bonne chose, selon moi. On n’a pas besoin de se dépigmenter pour avoir de l’éclat. Il y a trop de bons produits pour la peau sur le marché, mais ceux interdits sont toxiques pour la peau.
Syntiche Akoakou, étudiante : « Le plus important sera surtout de veiller à l’application réelle de cette mesure sur le terrain »
Je pense que cette interdiction est une bonne décision pour la santé publique au Bénin. Beaucoup de produits éclaircissants contiennent des substances dangereuses qui abîment gravement la peau et peuvent provoquer des problèmes de santé à long terme. Au-delà de l’esthétique, il est important de promouvoir l’acceptation de soi et de valoriser la beauté naturelle. Maintenant, le plus important sera surtout de veiller à l’application réelle de cette mesure sur le terrain.
