L’Université de Parakou a accueilli, le 12 janvier 2026, la soutenance de thèse de doctorat de Pérugine Akoton. À l’issue de la délibération du jury, l’impétrante a été élevée au grade de docteur avec la mention très honorable et les félicitations du jury.
Inscrite à l’École doctorale des sciences agronomiques et de l’eau (Edase), dans l’option Aménagement et gestion des ressources naturelles (Agrn) et la spécialité Télédétection et gestion de l’environnement, la nouvelle docteure a présenté une thèse intitulée « Évaluation géospatiale des mangroves du littoral béninois : dynamique temporelle, état des pressions et indicateurs de durabilité écologique ».
Ses travaux ont été conduits au sein du Laboratoire d’études et de recherches forestières (Lerf), dans l’unité de recherche Télédétection appliquée et gestion de l’information spatialisée (TApGIS), sous la direction du Dr. Yvon Carmen Hountondji.
La recherche s’intéresse à l’évolution des mangroves du littoral béninois à partir d’outils de télédétection et d’analyse géospatiale.
Elle met en évidence la dynamique de ces écosystèmes dans le temps, les pressions auxquelles ils sont soumis ainsi que des indicateurs permettant d’évaluer leur durabilité écologique.
Les résultats dégagent également des pistes pour la conservation et la restauration de ces milieux, en s’appuyant à la fois sur les connaissances scientifiques et les savoirs locaux.
Dans la vie professionnelle, Pérugine Akoton intervient comme chargée des écosystèmes des zones humides au sein de l’Ong Secours à la Nature / Rescue for Nature, une organisation engagée dans la protection des milieux naturels.

La réalisation de cette thèse a bénéficié du soutien du Centre de recherches pour le développement international (Crdi) à travers le projet Crdi 109799-001, du programme Mab de l’Unesco et du Mawazo Institute. Les responsables de l’organisation ont salué ce parcours académique qui contribue à renforcer les connaissances scientifiques sur les mangroves et à soutenir les efforts de préservation des zones côtières.
Par cette recherche, la nouvelle docteure apporte des éléments d’analyse utiles pour mieux comprendre l’état et l’évolution des mangroves du littoral béninois, des écosystèmes essentiels pour l’équilibre écologique et les moyens de subsistance de nombreuses communautés riveraines.
