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Corruption sexuelle et sextorsion : Des journalistes en formation pour mieux enquêter

Par Koladé Raymond FALADE
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27 journalistes prennent part, depuis mercredi 18 février à Grand-Popo, à un atelier de renforcement de capacités consacré à l’investigation des cas de corruption sexuelle et de sextorsion. Organisée par Sos Civisme Bénin en partenariat avec le Groupe Banouto, cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Stop corruption, Stop Vbg ».

La formation a pour thème, « Outillage des journalistes en investigation et mise en lumière des faits de corruption sexuelle dont sont victimes les filles et les femmes ». Il vise à mieux armer les professionnels des médias pour documenter, enquêter et exposer les faits de sextorsion dont sont victimes les filles et les femmes.

À l’ouverture des travaux, Léonce Gamaï, représentant de la présidente de Sos Civisme Bénin, a rappelé la responsabilité sociale des médias dans la lutte contre les abus. « Les médias constituent un levier majeur de changement », a-t-il souligné. Il a insisté sur leur rôle dans la dénonciation des pratiques de corruption sexuelle, un phénomène encore peu documenté mais profondément destructeur.

Selon lui, malgré les efforts consentis ces dernières années pour combattre la corruption et promouvoir les droits des femmes, la sextorsion et les Violences basées sur le genre persistent. D’où la nécessité de renforcer les capacités des journalistes afin qu’ils produisent des enquêtes rigoureuses, sensibles et responsables.

Sept coachs pour 27 journalistes

Les bénéficiaires de cette formation ont été sélectionnés à l’issue d’une procédure rigoureuse, a précisé Léonce Gamaï. Un appel à candidatures a d’abord été lancé pour permettre aux journalistes de postuler.

Un jury a ensuite procédé à l’étude des dossiers avant de retenir 50 journalistes, répartis en deux cohortes.

La session de Grand-Popo réunit 27 participants, tandis qu’une seconde session est prévue à Parakou pour les journalistes du Nord pour la deuxième cohorte.

L’atelier ne se limite pas à une formation théorique. Il prévoit un accompagnement personnalisé. Chaque participant bénéficiera d’un coaching éditorial et devra produire au moins une enquête approfondie sur la problématique. Pour le coaching, sept journalistes ont été retenus et participent également à cette formation.

La Haac appelle à la rigueur

Représentant la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Lionel Gbègonnoudé a salué l’initiative et rappelé les exigences liées au traitement de sujets aussi sensibles. Il a insisté sur trois impératifs, à savoir la maîtrise du cadre juridique, le respect strict de l’éthique professionnelle et la responsabilité dans la diffusion des informations. « Informer ne doit jamais signifier exposer ou fragiliser davantage les survivantes », a-t-il martelé, avant d’inviter les journalistes à éviter tout sensationnalisme.

Pour l’organe de régulation, la qualité du traitement médiatique de ces thématiques participe à la protection des droits humains et au renforcement de la démocratie. À Grand-Popo, les professionnels des médias sont ainsi appelés à affûter leurs outils d’investigation afin de faire de la presse un acteur déterminant dans la lutte contre la corruption sexuelle.

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