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Excellence médicale : L’OOAS harmonise la formation des médecins spécialistes en Afrique de l’Ouest

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
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L’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS) réunit du 2 au 6 février 2026 à Cotonou les spécialistes en santé de l’espace Cedeao pour décider de l’harmonisation des curricula de formation des médecins spécialistes et des chirurgiens-dentistes de l’espace ouest africain. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le Professeur Benjamin Hounkpatin, ministre de la santé du Bénin.

Par Jean-Discipline ADJOMASSOKOU

La santé est un secteur sensible et capital pour les populations. Pour parvenir à s’occuper convenablement des patients, il est crucial de disposer d’un personnel de santé qualifié et bien formé capable de pratiquer sa science sans reproches. C’est dans cette logique que l’Organisation Ouest africaine de la santé (OOAS) réunit à Cotonou des experts, des médecins, des professeurs et des chercheurs pour décider des curricula de formation à adopter au personnel de la santé de la communauté ouest africaine. Les participants viennent exclusivement de l’espace de la Cedeao et ont le souci de sortir des résultats qui serviront dorénavant à mieux soigner les patients.

Lors de l’ouverture des travaux, la Représentante de la Sierra Leone-pays président de la Cedeao, Docteur Joan Shepherd, a reconnu que les médecins et les dentistes représentent une catégorie importante du secteur de la santé qui ne doit aucunement être l’objet de négligence dans l’espace de la Cedeao.

Par conséquent, elle a demandé aux participants de mettre tout en œuvre pour apporter la connaissance et la spécialisation à ces praticiens afin qu’ils puissent mieux s’occuper de la santé de la population.

« L’harmonisation des curricula pour les professionnels de santé reste une préoccupation prioritaire pour les États membres de la CEDEAO. Nous avons le potentiel, en tant que pays africains, d’y parvenir. Jusqu’à présent, plusieurs curricula spécialisés ont pu être harmonisés grâce à l’initiative conduite par l’OOAS, et ces documents sont appelés à servir de références pour l’avenir, pour l’éducation, ainsi que pour les progrès et les réussites futures », a-t-elle souligné.

Il s’agit de produire des documents de qualité qui serviront à la formation de spécialités médicales en vue de l’amélioration de la santé de la population. C’est pourquoi, le Professeur Ulrich Vodouhè, Représentant des Doyens des facultés de sciences de la santé, a, dans son allocution, estimé que l’atelier d’harmonisation et d’alignement des curricula de formation initié par l’OOAS est une mission ambitieuse qui mérite d’être encouragée et soutenue pour une meilleure santé de nos populations.

Le Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur (CAMES) est aussi préoccupé par l’atelier de Cotonou qui place l’harmonisation des curricula de formation parmi les priorités de son Plan stratégique 2024-2028. C’est la raison pour laquelle le Professeur Ali Doumma, Représentant du CAMES a fait savoir que son institution souhaite harmoniser tous les curricula de formation sur le continent dans le but de faciliter la mobilité académique des apprenants et d’atteindre l’intégration tant prônée par les pères fondateurs.

Le Représentant du Directeur général de l’OOAS, Professeur Joseph Olorunda,a fait le constat que les systèmes de santé en Afrique de l’ouest sont fragiles et confrontés à de nombreux défis notamment l’insuffisance d’infrastructures, des financements inadaptés, l’insuffisance de supervision et surtout le déficit de ressources humaines.

Ainsi, il a mis l’accent sur le personnel de la santéqui connait de plus en plus de pénurie dans les Etats de la Cedeao.Il a expliqué que la question des ressources humaines reste prioritaire tout en indiquant que les pays qui ont choisi les mesures pragmatiques pour améliorer l’utilisation des professionnels de santé ont connu une mise en œuvre lente avec des résultats variables.

Selon lui, l’objectif global de ces programmes est de contribuer à résorber le déficit de ressources humaines et de promouvoir la mobilité entre les pays de la CEDEAO, grâce à la reconnaissance et à l’équivalence des diplômes et à des compétences comparables. A cet effet, le Professeur Joseph Olorunda fait cette exhortation :

« Je lance donc un appel à tous les participants : travaillons de manière concertée afin de produire un curriculum solide, cohérent et applicable, qui accélérera le développement des ressources humaines en santé, facilitera la libre circulation des professionnels, et renforcera les mécanismes d’accréditation et de réseau des services de santé ».

Le ministre de la santé, Professeur Benjamin Hounkpatin, dans son discours d’ouverture des travaux de cet atelier, il a fait remarquer qu’une insuffisance de formation peut devenir un risque pour une vie humaine et qu’à l’opposé une exigence accrue de qualité constitue une protection supplémentaire pour la population. C’est pourquoi il a tenu à dire que l’harmonisation des curricula de formation au profit des médecins spécialistes et des chirurgiens-dentistesinitiée par l’OOAS est un acte de santé publique, un acte de responsabilité, et un acte politique fort.

Le ministre de la santé a terminé ses propos en ces termes :

« À travers cet atelier, nous ne faisons pas que rédiger des curricula. Nous écrivons une part importante de l’avenir sanitaire de l’Afrique de l’Ouest. Chaque standard validé est une garantie pour nos patients. Chaque module harmonisé est une avancée pour nos systèmes de santé. Chaque exigence maintenue est une victoire pour la qualité ».

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