Au total, 52 militaires ont été assassinés « de sang-froid » – d’après les mots du ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino – par le commando américain lors du kidnapping du président Nicolas Maduro et de son épouse.
Dans le détail, 32 étaient cubains. Parmi eux, « 21 étaient membres du ministère de l’Intérieur, dont trois officiers supérieurs (deux colonels et un lieutenant-colonel), les 11 autres étaient membres des Forces armées révolutionnaires, pour la plupart des soldats. Le membre le plus âgé avait 67 ans, le plus jeune 26, est-il précisé », selon Le Parisien.
Les victimes vénézuéliennes s’élèvent donc à 23 militaires, dont cinq amiraux, 16 sergents de différents grades et deux soldats, selon le même média, qui cite des sources nationales des deux pays.
Outre ces chiffres officiels, le journal Médiapart parle plutôt de plus de 80 morts. Pour mener cette opération condamnée à l’échelle mondiale, le président Donald Trump avait mobilisé environ 200 soldats et 150 avions. Kidnappés et exfiltrés aux États-Unis, le couple présidentiel a été déféré devant un tribunal new-yorkais. Le président Nicolas Maduro est poursuivi entre autres pour narcoterrorisme. Une flagrante violation du droit international et de la souveraineté des pays, selon plusieurs pays et analystes.
