Le Réseau des organisations et personnalités engagées pour la promotion de l’année indépendantiste du Bénin (Ropepaib) a organisé vendredi 1er novembre, une journée de réflexion au profit des jeunes béninois. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée africaine de la jeunesse, édition 2024.
Environ 80 jeunes ont pris part à cette journée de réflexion du Réseau des organisations et personnalités engagées pour la promotion de l’année indépendantiste du Bénin. Ils sont venus de plusieurs communes du Bénin dont Matéri, Kandi, Cobly, Zogbodomey, Kétou, Savalou, Lalo et majoritairement de Cotonou et de Calavi.
Trois moments forts ont marqué cette journée. À savoir, la conférence de presse portant lancement de l’année indépendantiste de la jeunesse, le panel de discussion et la séance de formation des jeunes participants.
Lors de la conférence de presse, Olivier Noukpokinnou, coordinateur du collectif Alafia-Fifa a expliqué le bien-fondé de cette initiative citoyenne. Il s’agit précise-t-il, «d’attirer l’attention sur les sujets urgents de développement durable».
Pour cette première édition qui court du 1er août 2024 au 31 juillet 2025, il sera question de la promotion de la jeunesse. Elle porte sur le thème «Dialogue intergénérationnel et avec les gouvernants pour la promotion de la jeunesse et la valorisation des savoirs endogènes». À travers ce thème, le Ropepaib «invite à un dialogue constructif et inclusif entre les jeunes, les générations plus âgées, et les gouvernants».
Ce thème ajoute Olivier Noukpokinnou, vise aussi « à promouvoir la jeunesse tout en respectant et valorisant les savoirs endogènes, créant ainsi une société équilibrée et harmonieuse où chaque génération contribue au bien-être collectif». L’Année indépendantiste de la jeunesse (Aij) 2024-2025, c’est trois mois de réflexion, de lobbying et neuf mois d’opérationnalisation des actions retenues au plan national.
Durant 12 mois, tous les acteurs engagés seront mobilisés pour la cause de la jeunesse. «Des actions pour les jeunes, avec les jeunes et par les jeunes seront mises en œuvre sur toute l’étendue du territoire du Bénin et de sa diaspora », insiste-t-il.
Adaptabilité au système éducatif
« Adaptation au système éducatif : Décrocher son emploi ou financer son projet de vie», c’est autour de cette thématique que s’est déroulé le panel de discussion. Il a été animé par Urbain Amègbedji, directeur général de l’Anpe, Euloge Ogouwale, universitaire et entrepreneur ainsi que Madjidi Zin, expert-consultant.
Le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi dans son intervention a été clair. Avec son expérience de 8 ans à la tête de cette agence, Urbain Amègbedji estime que le plus important « ce n’est pas votre diplôme ». « Le diplôme c’est quoi ? Le diplôme, c’est une présomption de connaissances. Si après votre diplôme, vous ne vous faites pas former pour devenir un homme général, vous n’avez rien fait. Votre diplôme ne sert à rien ». Aller à l’université fait-il remarquer, c’est aller vers l’univers. « Reste à vous comment vous allez prendre votre part dans cet univers. Même quand vous obtenez un diplôme en philosophie, vous devez être capable de faire des choses dans le domaine de la géographie, du droit, de la science parce que la science est universelle. Elle est dans les livres, sur internet, elle est partout. Qu’est-ce qu’on vous forme à l’université pour devenir ? C’est la capacité à avoir accès à cette connaissance».

Par rapport à la thématique, l’expert consultant Madjidi Zin invite les jeunes à s’organiser pour aller chercher l’information sur les compétences, les opportunités d’emplois, les opportunités d’entrepreneuriat. «Nous sommes dans un monde de compétition. Donc, si vous voulez vous adapter, il vous faut des outils pour vous adapter. Il vous faut des compétences et des connaissances pour vous adapter. Il faut des occasions pour que ceux qui ont réussi partagent leurs expériences avec vous».
Selon Madjidi Zin, Il y a beaucoup d’opportunités en Afrique. « S’il n’y a pas beaucoup d’opportunités, pourquoi les chinois vont venir chez nous ici, pourquoi les asiatiques, les européens vont venir ici? », s’est-il questionné.
L’Afrique, terre d’opportunités
70% des chômeurs au Bénin et en Afrique généralement sont des jeunes. «En 2050, 50% des hommes qui seront sur la terre sont des Africains. En 2050, 60% de l’accroissement de l’économie mondiale c’est les Africains qui seront à la base », souligne le prof Euloge Ogouwalé. Mais ne sera possible que « si les experts participent au coaching formationnel de ces jeunes».
Mieux, l’école, l’université et les centres de formation donnent uniquement 20% de connaissances et au plus 10% de compétences. Euloge Ogouwalé propose aux jeunes de l’Afrique de se valoriser sur le terrain chaque jour. Se valoriser explique-t-il, «c’est aller à la recherche de nouvelles compétences en lisant les livres de bonne facture ».

La dernière partie de cette journée a été consacrée à la formation des leaders sur des outils innovants de leadership. La séance a été animée par le coach Jean-Christ Amoussou, secrétaire exécutif du collectif Alafia-Fifa.
Le Réseau des organisations et personnalités engagées pour la promotion de l’année indépendantiste au Bénin (Ropepaib) est composé des organisations non gouvernementales, des associations, des entrepreneurs et des leaders d’opinion. A savoir, l’Ong Afrika signature, le Collège des jeunes agriculteurs du Bénin (Cja-Bénin), Cameld-Bénin, la mairie des jeunes de Savè, le gouvernement des jeunes du Bénin, Bees-Ong, le Réseau des associations pour l’autonomisation des jeunes de Za-Kpota (RAJeZ), Africa Bio House Ong.
