Home Actualité Huitième session du café environnement : Terre à terre Bénin sensibilise sur les dangers du changement climatique

Huitième session du café environnement : Terre à terre Bénin sensibilise sur les dangers du changement climatique

Par Sêmèvo Bonaventure AGBON
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L’entreprise Terre à Terre Bénin a organisé jeudi 25 août, la huitième session du café environnement au « American corner » de l’Université d’Abomey-Calavi sur le thème central « Changements climatiques, pour les nuls ». La rencontre qui a mobilisé experts, artiste et amoureux de l’environnement, a consisté à expliquer en langage simple le phénomène des changements climatiques et le rôle à jouer par chaque citoyen pour inverser la tendance.

Par Donatien SOWANOU (Stag.) et Gloria AGOSSOU (Stag.)

Parler de changements climatiques, c’est parler d’abord de « changements des régimes et les saisons, de l’augmentation des températures et les successions d’événements extrêmes », a clarifié le climatologue Michel Boko. Cette situation, dit-il, induit des dérèglements dans la pluviométrie. Par exemple, il pleut au moment où il ne devait pas pleuvoir ; il fait chaud quand on s’attend au froid, ou encore il pleut beaucoup durant certaines saisons et d’autres pas du tout.

 

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Les changements climatiques ont « des conséquences sur les populations les plus démunies et sur le développement de l’économie du pays », fait constater Anne Floquet, agro-écologiste au de ce Café environnement. Les changements climatiques constituent-ils alors un signe de la fin du monde ? « Si à l’échelle de la planète rien n’est fait, il en sera des humains comme il en était de certaines espèces ; ils vont disparaitre », a-t-elle réagi. À Michel Boko de renchérir que « les hommes ne sont pas plus immortels que les animaux ». Selon lui, les constructions qui nécessitent l’utilisation des ventilateurs et climatiseurs constituent une énorme perte d’énergie. La construction dans les zones marécageuses contribue à l’émission de gaz à effet de serre par défaut.
Le climatologue ne voit pas d’un bon œil les investissements consentis dans la ville de Cotonou alors que plusieurs études ont prouvé que « Cotonou va disparaître ». Très pessimiste, il a conseillé aux participants de vendre leurs parcelles pour venir habiter à Abomey-Calavi, Allada ou Zè.

 

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De son côté, l’artiste-chanteuse Assy Kiwah envisage une sensibilisation. « Nous devons sensibiliser les populations. Chacun de nous aujourd’hui à l’obligation de tenir compte des statistiques qui se font au niveau de l’émission des gaz à effet de serre et prendre des décisions qui nous permettent de mieux vivre. Nous devons économiser l’énergie que nous utilisons, nous devons reboiser », a-t-elle exhorté.
Michel Boko invite à un changement de modèle de développement. « Nous ne sommes pas obligés de copier un modèle qui mène la terre vers la ruine. La solution technique, c’est le changement de modèle d’énergies que nous utilisons. Au lieu de continuer à utiliser de l’énergie faucille, il faut penser à des énergies non polluantes comme l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie géothermique, l’énergie marée motrice et l’énergie photovoltaïque. Cela pourra sauver la terre. Mais si on ne change pas de modèle de développement, on ne change pas de système énergétique, la terre va être une grande extinction de l’humanité », a-t-il prévenu.

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