Avec l’ouverture des nouveaux marchés modernes, le débat sur la délocalisation du marché Dantokpa est relancé. De plus d’un siècle d’existence, le plus grand marché de Cotonou n’existera plus au même endroit. La directrice générale de l’Agence nationale de gestion des marchés (Anagem), l’a rappelé dimanche 16 juin, lors d’une sortie médiatique.
Pour accueillir les marchands de l’ex marché Dantokpa, de nouveaux marchés sont construits avec des capacités d’accueil plus importantes, « soit deux à trois fois plus grandes » a informé Eunice Loisel Kiniffo. Le pôle commercial du stade de l’amitié, en construction, est réservé essentiellement pour quatre activités qui seront délogées à partir de Dantokpa, selon la directrice de l’Anagem. Il s’agit des activités de vente de pagnes, des bijoux, de maroquinerie, des sacs, des chaussures et des produits cosmétiques. « Il n’y aura pas de marchands de produits alimentaires sur le site Général Mathieu Kérékou », a-t-elle précisé.
Le marché de gros, en construction à Abomey-Calavi va accueillir les grossistes. Notamment, les commerçants des produits agro-alimentaires périssables ou non. « Les autres vendeurs ne seront pas laissés pour compte (…) C’est à cet effet que les marchés ont été construits avec de plus grandes capacités d’accueil », rassure Eunice Loisel Kiniffo.
Recensement
Afin d’éviter des plaintes au moment de la destruction, elle invite les commerçants de l’ex marché Dantokpa à se rapprocher de l’Anagem, en vue de leur inscription pour occuper les nouveaux marchés. Avec une superficie de 25 hectares, le plus grand marché à ciel ouvert de l’Afrique de l’Ouest accueille plus de 35 000 commerçants.
La décision de le fermer répond à un impératif de salubrité selon José Tonato, le ministre du Cadre de vie et du développement urbain. « Il y a un mélange total des genres et des activités commerciales, allant du détail au gros, mélangeant tous les types de produits, agricoles, produits manufacturés, produits nobles, textiles, bijoux, cosmétiques, etc. Et c’était devenu un véritable point noir au cœur de la ville de Cotonou. Un point critique d’un point de vue environnemental, auquel il fallait coûte que coûte s’attaquer », a-t-il expliqué dans une interview accordée au média français Rfi.
Par Félicité DJIGLA
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