Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet de renforcement de l’éducation aux droits humains, Amnesty international Bénin a organisé le vendredi 18 mars, une formation au profit d’une trentaine de professionnels des médias issus de tous les départements du Bénin. Ils ont été outillés sur leur rôle dans la promotion et protection des droits humains sur tous les plans et dans tous les domaines.
Raymond FALADE
Une trentaine de journalistes de la presse écrite presse en ligne, la radio et de la télévision ont pris part à cette formation organisée, vendredi 18 mars par Amnesty international Bénin avec le soutien financier de la Délégation de l’Union européenne au Bénin. Thème principal : « Éducation aux droits humains : le suivi, la documentation et le rapportage des allégations de violations des droits humains ».
Au cours de cette formation qui a duré une journée, cinq communications ont été présentées. Elles ont été animées par des personnes averties. Il s’agit de Glory Cyriaque Houssou, juriste, coordonnateur média et surveillance des droits humains à Amnesty international Bénin ; Hermann Aniambossou, journaliste ; le directeur Afrique de Reporter sans frontière (Rsf) Sadibou Marong ; le secrétaire général de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem), Marcel Zanmènou ; et Expédit Ologou, politologue.
Entre autres thématiques abordées, « notion de droits humains : généralités, caractéristiques et réalités au Bénin », « promotion et éducation aux droits humains : quelle part de responsabilité des médias? », « le suivi, la documentation et le rapportage des allégations de violations des droits humains : méthodes et précaution », « cartographie sommaire des institutions et organisations de promotion et de défense des droits humains au Bénin et axes de collaboration avec les médias en faveur des droits humains au Bénin » et « Les exigences déontologiques de la presse béninoise››.

En dehors de cette formation, un recyclage est prévu pour 2023 en fonction des résultats qui seront obtenus au cours de l’année 2022, a annoncé le directeur exécutif d’Amnesty international Bénin Dieudonné Dagbéto. L’objectif, a-t-il justifié, est de familiariser les acteurs des médias à « un univers qui nous concerne tous afin de construire avec vous des communautés qui diffusent des droits humains, qui révèlent les violations des droits de l’homme dans les règles de l’art et qui demandent justice et réparation pour les faibles, les sans voix ».
Défense éclairée
« Amnesty international contribue à la promotion des droits humains qui incluent nombre de valeurs dont la dignité humaine, l’égalité, l’équité, la liberté d’expression et d’opinion », a salué Cécile Ahoumènou, vice-présidente de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Pour elle, « ce sont les normes universelles qui gouvernent la condition humaine ». Cette formation, a-t-elle soutenu, offre une opportunité aux acteurs des médias de passer en revue les notions fondamentales, les principes et valeurs des droits humains aux fins de leur appropriation, de leur promotion et de leur intégration dans l’écosystème médiatique au Bénin. Car « La mission d’information du citoyen est tributaire des droits et des devoirs vu les responsabilités sociales et spécifiques majeures. Pour bien assurer cette responsabilité, il faut pour les acteurs des médias une ensemence et une défense éclairée des droits humains en arrimage avec les techniques ou outils professionnels de suivi de documentation et de rapportage ».
Dans un contexte où le Bénin se fait distinguer en matière de défense et de la promotion des droits de l’homme notamment avec son élection au Conseil des nations unies, cette formation est la bienvenue, a relevé Alexandro Tedesco représentant de la Délégation de l’Union européenne au Bénin.
