Le retrait des malades mentaux a été réédité à Cotonou la semaine dernière après l’étape de Djougou et de Parakou. Afin d’éviter les interprétations tendancieuses que ces opérations pourraient générer, la ministre des Affaires sociales, Véronique Tognifodé a fait des clarifications. Elles ne sont pas organisées pour des raisons esthétiques, a-t-elle indiqué pour éviter des amalgames. « Le travail que fait notre département ministériel depuis l’année dernière ne vise pas à “embellir” Cotonou en enlevant ces personnes des rues. Le principal objectif est de restaurer la dignité de nos concitoyens abandonnés dans les rues, et de redonner espoir à un grand nombre d’entre eux afin qu’ils puissent réaliser eux aussi leurs aspirations dans la vie », a-t-elle déclaré depuis le centre psychiatrique Oasis d’amour de Djougou où elle était en visite, en prélude à la journée mondiale de la santé mentale du 10 octobre. Elle a également précisé que l’insertion professionnelle de ces personnes est envisagée. « A la fin du processus de guérison, processus suivi par les agents du ministère de la Santé, le ministère des Affaires sociales les aidera à se réinsérer dans la vie socio-professionnelle›› a-t-elle précisé. ‹‹Je suis heureuse des avancées que connaît ce combat et cela nous réconforte énormément », s’est-elle enfin réjouie.
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