Le président du Conseil économique et social, Conrad Gbaguidi, a installé, vendredi 4 avril à Cotonou, la coordination départementale de l’institution. Composée de neuf membres, comme dans les autres départements, cette coordination dirigée par Isidore Gnonlonfoun a favorisé un dialogue franc entre les autorités, les populations et les membres du Ces.
Le préfet du Littoral, Alain Orounla, à l’entame de son intervention, a souligné que la départementalisation du Ces constitue l’une des grandes innovations de la réforme. Il a insisté sur deux défis majeurs dans le Littoral. Il s’agit de la lutte contre la prostitution juvénile, qu’il qualifie de « cancer social », et du besoin de reloger les populations vivant dans les bidonvilles de la berge lagunaire. Le préfet Alain Orounla tient à la résolution rapide des “problèmes sociaux”.
Le président Conrad Gbaguidi a, dans ses interventions, détaillé les trois modes d’action que le Ces privilégie dans cette mandature. Il s’agit de la sensibilisation, de la mise en synergie des forces productives représentées au sein du Conseil, et de la formulation de recommandations aux autorités compétentes. Il a rappelé que le Ces joue un rôle d’interface entre les citoyens et les institutions, avec une approche participative et réactive aux besoins exprimés.
Les échanges avec les administrés ont permis de faire émerger d’autres préoccupations, notamment la cherté de la vie et les attentes autour du relogement des commerçants du marché Dantokpa. Isidore Gnonlonfoun a assuré que ces préoccupations seront portées à l’échelle nationale et traitées avec la diligence requise.
